Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Née contente à Oraibi
6 janvier 2020

Amérindiens

Je découvre donc l’un des précédents romans de l’auteure, dont j’avais aimé "De pierre et d’os".
Elle m’emmène cette fois-ci dans la chaleur de l’Arizona rencontrer une jeune fille et sa famille. Je me suis attachée à cette jeune fille qui perd son père, voit son frère partir se marier dans un autre clan, sa mère de remarier avec un autre homme.
Aucune colère chez elle, juste la vie qui continue. Un peu de jalousie, toutefois, face à la femme de son frère, mais rien ne dure.
Mais petit à petit, elle va commencer à souffrir d’un mal étrange que seul l’homme-médecine du clan de l’Ours noir pourra soigner, l’emmenant dans un voyage dangereux.
Certes, il n’y a pas dans ces pages de tension dramatique ni de suspens. Juste la vie comme elle vient, et c’est très bien.
L’image que je retiendrai :
Celle des cheveux fous de la jeune fille qui refuse de les coiffer, préférant courir autour de la Mesa avec ses amies.

Quelques citations :
Oui, parfois, mon père faisait peur. Mais c’est parce qu’il avait l’âme sauvage d’un gardien de l’autre monde. (p.27)
Me taire, enfin, pour m’extraire de ce monde de malheur qui ne m’intéressait pas. (p.154)
https://alexmotamots.fr/nee-contante-a-oraibi-berengere-cournut/

L'Écho du temps

Delcourt Littérature

21,50
6 janvier 2020

destin, guerre

Après le magnifique "Yellow Birds", l’auteur poursuit sur la guerre de Sécession depuis une plantation de Virginie.
Alternant les chapitres de la plantation avec ceux sur George qui doit quitter sa maison et part à la recherche de son passé, j’ai aimé suivre les personnages depuis 1860 jusqu’aux années 1950.
J’ai aimé le personnage du père d’Emily, Bob, qui s’engage dans l’armée sudiste mais y perd un bras et une jambe, et ses illusions.
Emily restera ce personnage présenté en ouverture du roman dont personne ne sait ce qu’elle est devenue : une femme diaphane qui a subit sa vie mais qui sait faire souffrir avant de souffrir elle-même.
J’ai suivi avec intérêt l’amour tourmenté de Nurse avec Rawls, tout deux esclaves au début du roman, ainsi que leur fils George à le recherche de son passé des années plus tard.
J’ai aimé John qui voit son mentor mourir sous ses yeux, qui devient charognard sur les champs de bataille, et qui sera la main du destin d’Emily.
En Virginie, les noirs étaient séparés des blancs, mais aussi les indiens croatans.
Des vies dans le tumulte de l’Histoire avec sa grande hache.
Un roman dont la construction des phrases m’a parfois dérouté.
Un auteur à suivre, assurément.
L’image que je retiendrai :
Celle des couteaux de poche, dont certains très ouvragés, qui surgissent à l’improviste dans les mains des personnages.
https://alexmotamots.fr/lecho-du-temps-kevin-powers/

Avalanche Hôtel

Le Livre de Poche

7,70
16 décembre 2019

enquête, mémoire

Qui est Joshua Auberson ? Un agent de sécurité à l’Avalanche Hôtel dans les années 80 ou un policier sauvé d’une avalanche de nos jours ?

Le récit nous emmène dans les Alpes Suisses en plein hiver : neige au rendez-vous.

En toile de fond : l’hôtel délaissé sur la colline que Joshua connait sans se rappeler y être jamais allé. Et surtout cette chambre 81, dont le numéro revient souvent dans sa vie.

J’ai aimé suivre l’enquête de Joshua sur une jeune fille mystérieusement disparue de l’hôtel le lendemain de ses 18 ans en 1980.

Enquête qui amènera Joshua à se pencher sur son passé et sa naissance.J’ai souri chaque fois que sa conscience se manifestait à lui sous la voix de Chaminou.

La collègue de Joshua m’a fait rire parfois avec ses réparties cinglantes.

J’ai aimé les méandres de la mémoire : l’auteur ayant relu Modiano avant d’écrire son roman.

On est très loin de Toxique, le premier roman que j’ai lu de cet auteur. Tant mieux, un univers complètement différent. Et j’aime quand les auteurs savent se renouveler.

L’image que je retiendrai :

Celle de la vieille piste de bobsleigh abandonnée.

https://alexmotamots.fr/avalanche-hotel-niko-tackian/

Noël à Chambord
16 décembre 2019

Chambord

Quel titre alléchant : Noël dans un château de conte de fées….

Pour qui connait l’intérieur de la battisse derrière la façade, cela ne fait pas forcément envie : c’est un château plein de courant d’air.

En ouvrant ce roman, j’ai été agréablement surprise par ce que j’y ai lu et découvert.

Le récit débute par une partie de chasse (ce n’était pas gagné). Mais pas n’importe laquelle : celle à laquelle s’est rendu Emmanuel Macron en décembre 2017 avec sa famille pour son anniversaire.

L’auteure croise trois histoires : le récit de ce fameux week-end d’anniversaire – l’histoire des chasses royales et républicaines – l’histoire de château et de François Ier.

J’ai aimé découvrir les parallèles que fait l’auteure à travers les siècles : l’histoire se répète parfois.

J’ai découvert le monde de la chasse des riches en Sologne.

Et pour parfaire le tableau, l’auteure ne cesse de répéter que les puissants en visite à Chambord foulaient sous leurs pieds des pétales de roses.

Une lecture intéressante à plus d’un titre : l’Histoire avec sa grande hache, les enfants qui courent de partout, les gilets jaunes et les intermittents du spectacle…

L’image que je retiendrai :

Celle des photos prises le week-end par des particuliers avec Emmanuel Macron qui s’y prête de bonne grâce. certaines ont fuitées, d’autres pas.

Quelques citations :

Les « esprits chagrins », n’en déplaise au président, n’ignorent pas que le château de Sologne porte la poisse.

La chasse étant alors ce qui, au début du XXIe siècle, deviendra le footing : une gymnastique exaltant la vigueur du jeune corps en politique.

https://alexmotamots.fr/noel-a-chambord-emilie-lanez/

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
34,90
16 décembre 2019

bande dessinée

On ne présente plus cet excellent album maintes fois primé.

Ses personnages plus vrais que nature ; ses intrigues ; son graphisme.

Un auteur et dessinateur qui vous embarque dans son univers dès la première page.

Quelques longueurs, parfois.

Mais une lecture addictive tant on a envie de retrouver Sandy et sa faim insatiable, le passé d’Anka, et le frère décédé mystérieusement.

Au milieu de passages violents – nous sommes à Chicago dans les années 60 – apparaissent des toiles de maîtres, offrant une respiration artistique.

Sans oublier Karen avec son imper et son chapeau de détective, ses quenottes apparentes.

https://alexmotamots.fr/moi-ce-que-jaime-cest-les-monstres-emil-ferris/