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Henri-Désiré Landru. Ce petit bonhomme, presque insignifiant, au dos un peu voûté et dont la calvitie bien avancée contraste avec une éclatante barbe abondamment fournie, sera cependant un véritable bourreau des cœurs est un redoutable tueur en série de la Belle-Époque... Rien dans ce personnage pour le moins controversé n'évoque immédiatement la personnalité criminelle d’un grand prédateur. Et pourtant ! Ses proies préférées seront les veuves de guerre ou des femmes ayant quelques minces économies. Car Henri Désiré Landru fut, n'en doutons pas, un redoutable séducteur et un amant de qualité, s'il faut en croire les témoignages de quelques rares rescapées ! Pas moins de dix femmes et un jeune homme vont tomber entre les griffes du monstre au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Onze est le nombre de victimes officiellement recensées des disparitions. Mais on s'accorde à penser que ces malheureuses femmes seraient bien plus nombreuses en réalité ! Ces personnes, dont les corps furent vraisemblablement découpés en petits morceaux avant d'être incinérés dans la cheminée de Vernouillet ou la cuisinière à charbon de Gambais, sont à rapprocher des 283 conquêtes féminines levées et parfois même chaleureusement aimées par Henri Désiré Landru... Après un procès aussi atypique que médiatique, en novembre 1921, il sera exécuté à Versailles en février de l’année suivante. Mais, faute d’aveux et de preuves matérielles, aucun corps n’ayant été découvert à ce jour, il subsiste - plus de cent ans plus tard - bien des doutes et interrogations. Une folle pensée vient alors à l’esprit. Et si Landru était réellement innocent des onze crimes reprochés ? Pour la réalisation de cet ouvrage, l’auteur a repris entièrement l’enquête initiale sur la base de l’énorme procédure de l’époque, bien incomplète et parfois en limite des règles du droit ! Il a ainsi fait quelques découvertes bien surprenantes...

Michel Malherbe est un ancien policier du 36, quai des Orfèvres, longtemps siège légendaire de la PJ parisienne. Aujourd’hui retraité, cet écrivain, sociétaire des gens de lettres de France, consacre une grande partie de son temps à la recherche historique, notamment celle des « serial killer » de la Belle-Epoque, mais aussi à des investigations portant sur des affaires criminelles plus contemporaines. A ce titre, il collabore à de nombreuses émission télévisées et productions cinématographiques. Fort de sa qualité d’expert près les tribunaux, il dispose ainsi d’une connaissance approfondie en matière de justice criminelle.