Elizabeth P.

Arcadie
30 septembre 2019

Depuis l’âge de six ans, Farah vit dans une communauté genre secte avec ses parents. Elle en a maintenant seize.
À part les portables et internet qui sont proscrits, la vie est libre, l’amour est libre.
Elle ne sait pas si elle est fille ou garçon.
Arcadie, c’est le surnom du gourou.
À partir de la page 200 (sur 435), j’ai terminé en sautant de plus en plus de pages.
Franchement, je ne vois pas l’intérêt de cette histoire.
Certains passages sont amusants, d’autres très crus, mais dans l’ensemble, c’est long et je me suis fort ennuyée.
J’ai du mal à comprendre que ce livre ait obtenu le prix du livre Inter.

Anima

Actes Sud

9,70
28 septembre 2019

En rentrant chez lui, Wahhch découvre sa femme assassinée d’une manière horrible.
Il va sillonner les routes du Canada aux Etats-Unis en passant par des réserves indiennes pour retrouver l’homme capable d’un tel crime, uniquement pour voir son visage.
Quel livre époustouflant !
C’est un cheminement d’écriture d’une rare originalité.
L’histoire est racontée par tous les animaux témoins de la progression de Wahhch : chiens, chats, serpent, araignée, mouche, renard……
J’ai été subjuguée par la puissance, la profondeur de cette histoire.
Violence et beauté se côtoient.
Animalité et humanité.
Quelle part d’animal dans l’homme ?
Quelle part d’homme dans l’animal ?
C’est un bonheur rare de tomber sur un livre qui impressionne autant.

Baïkonour
18,00
12 septembre 2019

Odile d’Oultremont est un auteur sensible, à fleur de sentiments.
Son premier roman l’a montré, le deuxième le confirme.
En Bretagne, depuis toute petite, Anka adore aller en mer avec son père marin pêcheur.
Á 23 ans, alors qu’elle se retrouve coiffeuse, son père disparaît en mer.
Mais elle n’a pas abandonné sa passion première.
Marcus est grutier. Venu du sud , il mène un chantier dans la même ville qu’Anka.
Ces deux là se rencontreront-ils ?

D’une belle écriture poétique, Odile D’Oultremont nous entraîne sur les flots et dans les airs.
C’est musical, dansant.
L’océan est vivant, présent.
Les personnages sont plus sympathiques les uns que les autres et les sentiments , les émotions les envahissent chacun à leur manière.
C’est plein d’humour aussi. Humour même grinçant quant il s’agit des vieilles clientes du salon de coiffure.
Ah vraiment, ils sont sympathiques, talentueux et plein de ressources ces belges !

Oublier Klara
12 septembre 2019

Isabelle Autissier est une femme accomplie.
Outre ses exploits de navigatrice, ses recherches, ses multiples activités, elle se révèle être un très bon écrivain.
Elle nous offre avec « Oublier Klara » une plongée dans l’enfer du stanilisme et du goulag.
Elle a l’art du récit bien mené, de la construction, de l’intrigue qui vous tient.
L’art de nous plonger dans un pan de l’histoire soviétique que l’on suit avec passion.
Ses recherches sont poussées, sont tout sauf rébarbatives, et mêlées à une histoire de famille captivante.
L’art aussi de nous emmener dans d’autres paysages.

Par amour
20,00
8 septembre 2019

Cinq ans de guerre
Cinq ans d’occupation
Au Havre, deux sœurs avec chacune deux enfants. Le mari de l’une est présent, l’autre prisonnier.
Ces cinq années sont racontées alternativement par tous les membres de la famille.
Je ne connaissais Valérie Tong Cuong que de nom. Je n’avais jamais rien lu d’elle.
Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à une écriture particulière, à un style personnel, or, c’est très classique.
Quant au sujet, je me suis dit, un énième livre sur la deuxième guerre mondiale, ça sent le vu et revu.
Effectivement, au tout début, j’ai eu peur de m’ennuyer un peu.
Et puis, plus j’avançais, plus j’étais prise par l’histoire, par ses rebondissements.
Et surtout prise par l’émotion.
Parce qu’on s’y attache à cette famille, à ces enfants.
Et finalement, bravo, parce que écrire un livre sur ce sujet demande qu’il soit différent des autres et ils sont si nombreux que ce n’est pas facile.
Alors, pari réussi pour l’auteure !