L'Enfant des forêts

Michel Hauteville

Le Tripode

  • Conseillé par (Libraire)
    15 septembre 2023

    Coup de cœur d'Anaïs : Un auteur définitivement à suivre !
    Un roman percutant, prenant, qui vous soumettra à l'effroi et à l'espoir de bout en bout.
    Dans un pays qui n'est pas nommé, un petit garçon et son frère fuient leur pays. Lorsqu'ils pénètrent dans les bois, un chasseur capture l'aîné près d'un de ses pièges. Nul sauveur ne viendra aider cet enfant, le numéro six, comme il l’appelle. Tour à tour sa chose, son esclave mais également sa plus grande fierté s'il réussit toutes les épreuves auxquelles il le soumet.
    Un texte dur, qui hypnotise par la peur concernant le sort de ce garçon.
    Un duel psychologique qui ne vous laissera pas indemne entre chasseur et victime.


  • Conseillé par
    19 octobre 2023

    Le fils spirituel

    En pleine forêt, à l’abri des regards, le chasseur « Messire » piège des migrants de passage, se réservant les enfants pour en faire ses esclaves domestique et sexuel ou les vendre. Parmi eux se distingue « Gun Aydrinn » par sa volonté, l’ogre décide de le former à l’art de la chasse.
    Michel Hauteville utilise une narration alternée mettant en scène les perspectives du bourreau et de l’enfant pour décrire la relation sournoise qui s’installe entre eux. Dressé jusqu’à l’effacement, le jeune garçon doit ressentir la souffrance de la servitude et nourrir une profonde aversion afin de gagner un implacable instinct meurtrier qui servira sa vengeance.

    Le style est irrégulier, singulier ; le texte abrupt et percutant, servant à souhait la vulgarité d’une situation sordide. Parallèlement à cette brutalité physique et mentale omniprésente, le récit déroule une analyse méticuleuse des relations de pouvoir et de domination ainsi que leur impact sur la conscience des individus impliqués. La pression est constante dans cette subtile confrontation et les tactiques employées. Sont-ils dupes de leurs manœuvres respectives ?

    Morbide, mais fascinant.

    « Le maître au moins m’aura appris les vertus de la violence envers soi-même »

    « La faim produit de ces cas pénibles de déshumanisation… La gamine s’est alors emparée du gobelet… pour vampiriser le liquide entre ses lèvres avides »